Poterie

La Martinique possède de nombreux gisements d’argile qui furent exploités dès les premiers peuplements amérindiens pour la fabrication des objets du quotidien. L’argile fut également utilisée pour la fabrication des briques et des tuiles des maisons.

Une tradition ancrée dans l’histoire

Les techniques de poterie amérindiennes ont survécu au temps, enrichies ensuite par l’apport culturel africain et occidental. En effet, la technique du colombin utilisée par les Arawak s’est perpétuée. Elle est encore utilisée par les fameuses potières de Sainte-Anne. Les ustensiles de cuisine tels que le canari, le coco neg et le tesson servant tous à la cuisson, proviennent de cette tradition.

Dès le début de la colonisation, la poterie prend de l’essor, pour les objets du quotidien d’abord. Puis, lorsque les colons s’installent, l’habitat se transforme, on a besoin de briques et de tuiles pour construire des maisons en dur. Par ailleurs, l’exploitation de la canne nécessite des également des moules pour l’exportation des pains de sucre.

La plus ancienne poterie encore en activité date du 17e siècle aux Trois-Ilets. Les maisons de ce bourg construites en briques et tuiles rondes provenant de la poterie sont d’ailleurs remarquables et uniques sur l’île. Les potiers y sont encore en activité, on peut y trouver toutes les pièces traditionnelles de la Martinique.

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