Quelques mesures de prévention et de contrôle appliquées en Martinique
Dératisation à Sainte-Marie et au Robert
Le rat noir peut impacter la reproduction de l'avifaune. En ce qui concerne le rat noir, le PNRM mène avec ses partenaires des actions de dératisation afin de limiter la prolifération du rat noir sur les sites de reproduction de la sterne de Dougall à Sainte-Marie et au Robert. Les actions de dératisation sont conduites sur les îlets de Sainte-Anne avec pour objectif la protection des sites de nidification de l'avifaune présente sur ces îlets.
Contrôle des espèces à caractère invasif
La mangouste et la tortue de Floride font également l'objet d'une attention particulière. Le Conseil Scientifique Régional pour le Patrimoine Naturel (CSRPN) a prononcé un avis positif en 2013 à la rédaction d'un arrêté préfectoral de destruction qui concerne entre autre la mangouste et la tortue de Floride. Cet arrêté permettra la mise en œuvre d'actions spécifiques pour le contrôle de ces espèces à caractère invasif.
La mangouste a un impact avéré notamment sur la reproduction de l'avifaune et des tortues marines. Des actes de prédation de nids de tortues marines par les mangoustes ont été observés en Martinique.
Un recensement des populations de la tortue de floride est actuellement en cours en Martinique afin d'évaluer le réel impact de ce reptile sur la faune aquatique. Ce programme est mené entre autres par la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et au Logement et la SNHN.
Lutte contre la prolifération de la jacinthe d’eau
La jacinthe d'eau est une espèce aquatique à croissance rapide. La jacinthe d'eau prolifère en masse sur les plans d'eau, filtre la lumière et contribue à l'appauvrissement de l'eau en oxygène affectant la vie aquatique. Les tapis denses de jacinthe d'eau peuvent former des barrages, bloquant ainsi l'embouchure de rivières et créant des inondations. Des méthodes de luttes biologiques contre la jacinthe d'eau ont été mises en place avec succès à l'étranger, notamment par l'introduction d'un charançon qui se nourrit des feuilles de cette plante. Il reste cependant à investiguer les impacts sur la biodiversité.
Le réseau de contrôle du poisson lion
Un réseau de contrôle (l'OMMM et la DEAL) du poisson lion est en place aux Antilles françaises et fonctionne notamment grâce à l'implication des clubs de plongée. Le poisson lion est une espèce native de l'océan indien et du pacifique sud qui a été introduite accidentellement aux Antilles. Parmi les impacts potentiels du poisson lion, une étude démontre une diminution des colonies de poisson en alimentation à hauteur de 79% sur une période de 5 semaines.