Sainte-Marie

L’origine du nom vient de la première chapelle édifiée, en 1658, sur la Capesterre,  par le moine Dominicain Jean de Boulongne, à l’emplacement du carbet du capitaine Caraïbe Louis.

Historique

D'après le père Labat, c'est à l'emplacement de Sainte-Marie, à la case du Borgne, qu'eut lieu le plus important combat des Caraïbes et Nègres marrons contre les Français, en 1658. Ces Caraïbes, que les colons de Saint-Pierre chassent alors de leurs terres, y étaient présents depuis les années 1400. Ils n'étaient que quelques dizaines par village. Ils avaient succédé aux Arawaks, peut-être plus nombreux, mais surtout installés depuis beaucoup plus longtemps (1er ou  2e  siècle de notre ère). Les premiers Français qui attaquent les Caraïbes en 1658 passent par l'intérieur. Ils sont suivis par un moine dominicain : le père Jean de Boulongne. La veuve du gouverneur du Parquet, Madame la Générale, lui donne pour son ordre une concession de 200 hectares, à quelque distance de là. Il y bâtit une chapelle de bois et la bénit du nom de saint Jacques ( patron de Du Parquet et des Dominicains de France dits "Jacobins") : c’est l’habitation Fond Saint-Jacques. Le père de Boulongne  retourna vivre à Saint-Pierre et quitta l'île en 1660. ensuite, un moine venait de temps à autre dire la messe dans la chapelle et administrer les sacrements. La paroisse aurait été fondée en 1663, mais ce n’est qu’à partir de 1666 que deux moines viennent résider sur l’Habitation et assurer le service religieux. En 1719, la paroisse compte environ 300 habitants libres et 2 000 esclaves dispersés en 14 habitations-sucreries, car il n’y a pas de bourg. Celui-ci apparaît progressivement dans la seconde moitié du 18e siècle, face à l’îlet Sainte-Marie et autour d’une nouvelle chapelle achevée en 1688. Par décret du 12 juin 1837, Sainte Marie devient commune. Le bourg est en partie détruit par un incendie en 1857 puis ravagé par deux cyclones en 1891 et 1903. Il reçoit et conserve une grande partie de la population engagée en Inde à la fin du 19e siècle. La présence d’usines sucrières, de distilleries et d’une importante population agricole favorise l’explosion de conflits sociaux en 1900, 1920, 1923. Dans les années 1970, la culture de la banane prend le pas sur celle de la canne à sucre qui n’alimente plus qu’une seule distillerie. Sur les mornes, les jardins vivriers restent nombreux et prospères.
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Fiche pratique

Superficie : 4 455 ha

Habitants : les Samaritains

Fête patronale : sainte Marie, 15 août

Activité économique : Canne à sucre, banane, jardins vivriers

Centres d’intérêt : Vannerie du Morne des Esses, distillerie Saint-James, Musée du rhum, Musée de la Banane, , Fond Saint-Jacques , four à chaux de l’Anse Azérot, balade de Cosmy à l’Anse Azérot, randonnée de Pérou au Morne L’Etang,  forêt  La Philippe.

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